Gérer les addictions au travail
Accompagnement au développement de dispositifs de veille, de prévention des addictions et d’accompagnement des individus et des collectifs
Principe
Un accompagnement sur-mesure pour mettre en oeuvre un dispositif de prévention adapté à votre contexte
Prérequis
Créer un consensus paritaire autour de la démarche
Quels enjeux ?
Les comportements addictifs au travail restent difficiles à appréhender et à gérer. Pourtant, ils sont à l’origine de nombreux effets pervers (accidents, inaptitudes, tensions collectives, absentéisme, etc.).
Une approche systémique de la question des addictions au travail permet de mettre en oeuvre un dispositif global donnant des marges de manoeuvre tant sur le plan curatif que préventif.
Quels objectifs ?
- Formaliser les principes et le cadre d’intervention de l’employeur
- Structurer un processus pour gérer et accompagner les situations d’addictions au travail
- Formaliser le rôle et les limites de chaque acteur
- Co-construire la boîte à outils du processus
- Communiquer et sensibiliser l’encadrement et les équipes aux addictions au travail
Etapes de l’accompagnement
- Formation obligatoire d’une journée des pilotes de la démarche afin de maîtriser un socle commun de connaissance sur la prévention des addictions au travail
- Atelier de co-construction du dispositif de veille, d’orientation et d’accompagnement
- Formalisation des outils : procédures, fiches réflexes, outils de remontée d’information, etc.
- Formalisation du cadre éthique et déontologique du dispositif
- Formalisation du rôle et des limites de chaque acteur interne
- Identification des relais internes et externes (appuis techniques et financiers)
- Co-construction d’outils de sensibilisation à destination des salariés et du management
L’accompagnement peut être complété par des temps d’information et de sensibilisation à destination des salariés et de l’encadrement.
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intervenant.e
Consultant.e expert.e de la veille sociale, du maintien dans l’emploi et de la prévention des addictions au travail.
durée
3 à 5 journées d’accompagnement en fonction du périmètre de l’intervention et des acteurs associés.
Contactez-nous pour en savoir plus sur cette démarche !
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Quand les mesures disciplinaires servent la qualité de vie au travail
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Bien-être et mal-être au travail : Des états contagieux ?
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Santé au travail : quelles compétences doit posséder chaque manager ? 1/4 : pratiques préventives
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Job Crafting : Quand l’entreprise permet aux salariés de devenir les artisans de leur travail
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Il semble que certains individus puissent prendre l’initiative de redessiner les contours de leur travail : ils s’engagent dans des stratégies qualifiées de « job crafting ». Pour le favoriser, les employeurs ont leur rôle à jouer.
Les mécanismes psychosociaux de l’ostracisation et de la stigmatisation en temps de pandémie
Les incertitudes engendrées par la pandémie de COVID-19 et sa transmission suscitent de la peur et de l’anxiété au sein des différents groupes sociaux (famille, travail, etc.). Dans le contexte actuel de crise sanitaire, certains articles publiés récemment tels que celui de Kumar et Nayar (2020) rapportent que des individus ou groupes d’individus ayant été testés positifs à la COVID-19 pouvaient être parfois isolés voir discriminés dans les relations sociales.
Prévenir les effets de l’insécurité de la situation de travail
Considéré comme un facteur de risque majeur par le collège d’expertise sur le suivi des risques psychosociaux au travail, l’insécurité de la situation de travail a des effets démontrés sur la santé des travailleurs et la performance collective. Dans le contexte actuel, l’insécurité devient structurelle et le risque perçu intense. Comment dans ce cas prévenir ses effets délétères sur les individus et les organisations ?
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Handicap invisible ou invisibilisé ?
La majeure partie des handicaps sont considérés comme invisibles. Ces situations sont considérées comme difficiles à objectiver et nourrissent de nombreux stéréotypes à l’égard des personnes qui en souffrent. Pourtant, des méthodes, des outils et des approches existent pour mieux cerner les conséquences du handicap invisible au travail et mieux répondre aux besoins des nombreuses personnes qui en sont atteintes. A l’occasion de la SEEPH 2023, nous avons fait le choix de mettre en lumière ces enjeux.
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La théorie de la conservation des ressources : une clé pour comprendre les environnements qui motivent
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Nous vous proposons aujourd’hui d’approfondir les composantes de cette approche qui fait partie des théories de la motivation les plus reconnues dans le champ de la psychologie.
Redonnons sens à la qualité de vie au travail
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Déficiences psychiques au travail : l’éternel tabou
Les troubles psychiques sont aujourd’hui la première cause de handicap au travail. Pourtant, ils demeurent étrangement délaissés dans les discours institutionnels et les politiques d’employeurs. La maladie psychique fait encore peur et les pratiques d’intégration et de maintien dans l’emploi des personnes souffrant de troubles psychiques restent balbutiantes.
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La DARES rapportait en août 2020 que chez les français, plus d’un jour de maladie sur quatre (27 %) s’est traduit par du présentéisme, c’est-à-dire par le fait d’aller travailler alors que l’on est malade. Par ailleurs, si 42% des salariés européens auraient fait au moins un jour de présentéisme au cours de l’année 2015, ce taux monte à 62% pour les salariés français. Ce constat fait de nous les champions du présentéisme en Europe.
Un consultant QVT peut-il être neutre ?
La neutralité est souvent présentée comme la principale qualité d’un consultant en qualité de vie au travail. Dans les faits, la conduite de démarches de conseil peut questionner ce principe et laisse penser qu’une neutralité réelle n’est ni possible, ni souhaitable. Dans cet article, nous questionnerons les enjeux de posture qui lient les consultants en qualité de vie au travail aux organisations qu’ils accompagnent et essayerons d’identifier les positionnements et les pratiques permettant d’opérer des démarches pertinentes.
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Leadership abusif : les managers, entièrement responsables ?
Le leadership abusif, aussi qualifié de « toxique » voir « destructif », constitue aujourd’hui une problématique sérieuse qui mérite une prise de conscience. Si les comportements abusifs sont dénoncés, nous en savons finalement peu sur leurs causes. Comment expliquer la survenue de ces comportements chez les managers ?
Suicides liés au travail : le piège de la politique de l’autruche
La prise en compte du suicide et de la tentative de suicide liés au travail a été tardive. Il a fallu être confronté à la forte médiatisation de suicides au cours des deux dernières décennies pour susciter une prise de conscience globale et des avancées législatives sur la question des risques psychosociaux (RPS). Ainsi, de nombreuses vagues de suicides liés au travail ont été relayées auprès du grand public récemment, comme celles de France Telecom, de Renault ou de La Poste.
Christian Baudelot et Michel Gollac, sociologues ayant publié à maintes reprises sur la question du suicide et des conditions de travail, soulignent d’ailleurs la propension des organisations du travail à adopter une posture défensive face à ces phénomènes. Pourtant, le suicide ou la tentative de suicide est indubitablement un traumatisme majeur pour une structure qui en est le théâtre et constitue souvent un signal d’alerte fort sur le malaise lié au travail.
Postures managériales : en finir avec le culte de la performance
Le manager est souvent malgré lui dans une posture managériale préjudiciable pour sa performance et celle de son équipe.
Par injonctions de l’entreprise, croyance, ignorance ou par choix, le manager adopte une posture qui peut dégrader le travail, les relations, voire la santé mentale.
C’est paradoxalement en mettant l’accent sur l’humain plutôt que sur les résultats qu’il sera possible d’améliorer la performance de tous, et donc de l’entreprise.